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Infos Afrique

actu

L'action Facebook ? Bof !

LinkedIn: +109%. Yelp: +65%. Groupon: +33%. Facebook? +0,61%. Pourquoi le titre Facebook a fait pschitt, vendredi, lors de son premier jour de cotation ?  Le prix d'introduction relevé.  Facebook avait d'abord choisi une fourchette comprise entre 28 et 35 dollars. Face à l'engouement, elle a été relevée de 34 à 38 dollars, et Facebook a finalement opté pour la valeur la plus élevée, limitant ainsi le potentiel de hausse. Une action chère comparée aux concurrents. Avec une valorisation de 100 milliards de dollars pour 1 milliard de bénéfices en 2011, Facebook possède un PER (rapport capitalisation / bénéfices) de 100, contre 19 à Google et 14 à Apple. Traduction: l'action Facebook est 5 fois plus «chère» que celle de Google et 7 fois plus que celle d'Apple. Même si les investisseurs misent sur une croissance à long terme d'une société encore jeune, «le marché est en train de valoriser (à 100 milliards, ndr) Facebook comme un actif moins risqué que Google, ce qui selon nous n'est absolument pas le cas», a expliqué Brian Wieser, analyste chez Pivotal Research Group, recommandant de vendre. La bonne opportunité déjà passée. Comme le relève Bloomberg, il s'agissait de facto de la seconde introduction en Bourse pour Facebook. Depuis 2 ans, des titres s'échangeaient sur un marché secondaire, et c'est là que les bonnes affaires ont été réalisées. Certains privilégiés (banques, premiers investisseurs etc) ont pu acquérir des actions à 15 dollars. Ils sont, eux, déjà largement gagnants. Malheureusement, les petits porteurs n'étaient pas invités au festin. Incertitudes sur le business model. On se penchait sur la question en long ici: le business model de Facebook reste fragile. General Motors a claqué la porte, décidant d'arrêter de payer 10 millions de dollars en bannières publicitaires sur Facebook, le taux de clics étant jugé trop faible (8 fois inférieur aux bannières Google). Facebook va devoir diversifier ses sources de revenus sans se mettre à dos les utilisateurs qui assimilent souvent la publicité à de la pollution, surtout quand ils sont d'abord sur Facebook pour dialoguer avec leurs amis et pas à la recherche d'une bonne affaire. Et maintenant ? LinkedIn,Yelp, Groupon ou Zynga ont tous perdu environ 40% dans les six mois qui ont suivi leur entrée en Bourse. Facebook n'ayant pas flambé, la baisse pourrait être plus faible, selon Forbes. Malgré tout, le titre n'est resté dans le vert, vendredi, que grâce au soutien massif des banques ayant piloté l'introduction. Si leurs clients avaient perdu de l'argent, cela aurait fait désordre. Dans les semaines qui vont suivre, l'action Facebook devra faire sans bouée de sauvetage, et surtout avec les requins qui ne pouvaient pas spéculer au premier jour (les ventes à découvert, qui misent sur un titre à la baisse, étaient notamment interdites). Le futur s'annonce mouvementé surtout que la seule question importante n'a jamais été posée : Que va faire Facebook avec tout cet argent ? Le jeune Mark Z. créateur de la société a t'il la moindre idée de la gestion d'un tel mastodonte qui jusqu'ici n'a jamais gagné d'argent mais qui est maintenant côté en bourse ?   

actu

Hollande se fait cravater par... Obama !

Barack Obama a fait remarquer à son homologue François Hollande qu'il avait le droit d'enlever sa cravate, après que le nouveau président français eut été le seul dirigeant à porter cet accessoire vendredi en arrivant au sommet du G8 à Camp David. M. Obama, pantalon de toile marron et veste sombre sur chemise ouverte, a accueilli en soirée tous les dirigeants du G8 et de l'Union européenne à l'entrée de la "Laurel Lodge", le principal corps de bâtiment du complexe de Camp David, la résidence de campagne des présidents américains. Tous les hommes, du président de la Commission européenne José Manuel Barroso au Premier ministre japonais Yoshihiko Noda, s'étaient abstenus comme M. Obama de porter une cravate. La seule femme de la réunion, la chancelière allemande Angela Merkel, était vêtue d'une ample veste saumon et d'un pantalon clair. M. Hollande, qui est arrivé en dernier, arborait quant à lui une cravate sombre, ce que n'a pas manqué de relever M. Obama. "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate!", s'est écrié le président américain. M. Hollande a répondu en anglais: "pour ma presse!" "Pour ta presse, il faut que tu présentes bien", a convenu M. Obama, alors qu'une haie de photographes immortalisait cette arrivée. MM. Obama et Hollande ont ensuite suivi les autres dirigeants dans le bâtiment, pour évoquer les dossiers brûlants sur la scène internationale autour d'un dîner de travail. La Maison Blanche a diffusé tard vendredi soir une photo officielle de ce dîner. M. Hollande, assis à la droite du président américain, n'y a plus de cravate.  

actu

Fleur Pèlerin, ministre en France et star à Séoul.

Fleur pèlerin se remettra sans mal de l'absence d'Eric Besson lors de la cérémonie de passation de pouvoir. Avec la grossièreté dont il est coutumier, l'ancien ministre n'est pas venu car il est «  parti en vacances « ! En effet Fleur pèlerin est devenue une super star en Corée où elle a retrouvé son nom de naissance "Kim Jong-suk « , sous la plume des journalistes sud-coréens, au lendemain de sa nomination au poste de ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En quelques heures, Pellerin est devenue un objet de fierté nationale dans son pays natal, la Corée du Sud, où elle n'a jamais remis les pieds depuis son adoption à l'âge de six mois. La photo de la ministre élégante arrivant, sac en bandoulière, à l'Élysée pour son premier conseil des ministres barre la une du Chosun Ilbo, premier quotidien du pays, ainsi que de la plupart des journaux. Le Donga Ilbo, autre grand journal conservateur, lui offre un joli dessin où elle a revêtu le hanbok, costume traditionnel coréen. À la télévision nationale KBS, l'information en a même volé la vedette à l'investiture du président François Hollande. La nomination de Fleur Pellerin est présentée comme un succès patriotique, dans un pays où la nationalité se résume au lien du sang. "Les Coréens accueillent cette nouvelle comme un objet de fierté, car Pellerin appartient au même groupe ethnique", explique Yun Suh-young, journaliste au Korea Times. "La nouvelle m'a rappelé le drame des adoptés, si nombreux dans les années 1970 du fait des difficultés économiques. Mais cette nomination démontre aussi au monde entier la compétence des Coréens", se rengorge Kim Hong Shan, fonctionnaire, 54 ans. Et peu importe si la nouvelle ministre, née à Séoul en 1973, fut retrouvée abandonnée dans les rues de la capitale sud-coréenne avant d'être adoptée par une famille en France, où elle a effectué toute sa formation. Alors qu'elle est présentée en France comme un exemple de réussite de l'école républicaine, à Séoul, Pellerin a rejoint le panthéon des Coréens qui ont "réussi" à l'étranger. A l'image de Jim Yong-kim, nouveau président de la Banque mondiale, citoyen américain choisi par Barack Obama, ou de la talentueuse golfeuse Michelle Wie, née à Hawaï mais dont la famille vient du pays du Matin calme. Ces derniers jours, la nouvelle ministre a multiplié les interviews avec les principaux médias pour rappeler qu'elle est pleinement "française", mais compte bien renforcer les liens entre Paris et Séoul. Fleur Pellerin espère bientôt retourner pour la première fois sur la terre de ses ancêtres et renouer les liens avec ses origines. Elle envisage même d'écrire son histoire. "Être adoptée a été à la fois un handicap et l'un des moteurs de ma réussite", a expliqué Pellerin, au Chosun Ilbo. Une trajectoire qui rappelle celle du sénateur Vert Jean-Vincent Placé, candidat malheureux à un poste ministériel, lui aussi d'origine coréenne. L'an dernier, Placé avait eu droit au tapis rouge et à un traitement de VIP, dont un entretien d'une heure avec le ministre des Affaires étrangères pour son premier retour à Séoul depuis son séjour dans un orphelinat. La promotion de Fleur Pellerin pourrait relancer le débat sur la diversité au pays du Matin calme, l'une des sociétés les plus homogènes au monde qui découvre le défi de l'intégration. Alors que le gouvernement met en place des mesures pour lutter contre la xénophobie qui frappe souvent les immigrés d'Asie du Sud-Est, le parti conservateur au pouvoir Saenuri a saisi la balle au bond pour désigner la ministre comme un modèle à suivre. "La Corée du Sud doit tirer les leçons de cette nomination en France, dont la société garantit l'égalité des chances et ne fait pas de discrimination en fonction de l'origine des gens", affirme le parti au pouvoir. Confrontée à un vieillissement accéléré de sa population, la quatrième économie d'Asie a un recours croissant à l'immigration étrangère, ce qui entraîne des réactions xénophobes en retour. En avril, Jasmine Lee, première députée d'origine étrangère, née aux Philippines, est entrée à l'Assemblée nationale, mais fut couverte d'insultes par les internautes.  

actu

Najat Vallaud-Belkacem, graine de star ?

Najat Vallaud-Belkacem ne veut pas être une «icône de la diversité». Pourtant, cette franco-marocaine née dans le village de Beni Chiker, dans le Rif, est bel et bien devenue le symbole de la «méritocratie républicaine». Celle qui a rejoint son père, ouvrier dans le bâtiment, en France en 1982, a été nommée mercredi ministre du Droit des femmes et porte-parole du gouvernement de François Hollande. Durant toute la campagne, la charmante brune a crevé l'écran. Son style simple et son sourire ont fait mouche. Depuis son entrée au gouvernement elle constitue une cible privilégiée pour la droite lyonnaise bien relayée par Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui dénonce "un manque de courage." Najat Vallaud-Belkacem ne sera pas candidate à Lyon, sur la 4e circonscription du Rhône. Elle a justifié son renoncement jeudi au 20h de TF1. "Les missions qui m'ont été confiées de ministre et de porte-parole du gouvernement sont d'une telle ampleur que je souhaite m'y consacrer totalement, a-t-elle déclaré. C'est aussi ça l'exemplarité, ce sont des ministres qui ne s'économisent pas, ni en temps, ni en énergie, ni en engagement dans la tâche qui leur est confiée." Le nouveau premier ministre Jean-Marc Ayrault a volé au secours de sa nouvelle ministre vendredi, sur l'antenne  de France Inter. "Personne n'est obligé d'être candidat, tout le monde n'est pas candidat", a justifié le résident de Matignon. Ayrault évoque "la responsabilité importante", entre un ministère de plein droit et le porte-parolat. "Nous aurons besoin d'un porte-parole en permanence", clot-il. Najat Vallaud-Belkacem va quitter son mandat d'adjointe à la mairie de Lyon
  
La ministre assure également qu'elle conservera une attache lyonnaise. "J'ai pris un engagement à l'égard des Lyonnais, c'est de rester fidèle à ma terre d'élection qu'est Lyon, assure-t-elle. Je reste élue locale et c'est l'essentiel." La Lyonnaise devra toutefois abandonner sa délégation aux grands évènements à la Ville, non-cumul des mandats oblige. Gérard Collomb, interviewé par Lyon Mag quelques minutes après la nomination de Vallaud-Belkacem, évoquait déjà ce nécessaire ajustement, "pour être en conformité avec ce que souhaite François Hollande." "Je n'ai pas encore réfléchi à la façon dont les choses allaient se passer", confiait le sénateur-maire. La porte-parole restera donc simple conseillère municipale, mais va "quitter son mandat d'adjointe au maire de Lyon", a-t-elle encore confirmé vendredi matin au micro de Bruce Toussaint sur Europe 1. C'est l'ex-ministre de l'Apprentissage Nadine Morano qui a porté la dernière salve contre la nouvelle ministre des Droits des Femmes. "Nommer Najat Vallaud-Belkacem alors qu'elle était opposée à la loi d'interdiction de la burqa, je ne suis pas sure que ce soit un très bon signe qualitatif pour les femmes", a attaqué la snipeuse de l'UMP sur RTL vendredi matin. "Je n'ai pas peur de combattre, et les dossiers qui sont les miens seront sans doute des combats, et pas un long fleuve tranquille", répondait déjà, prémonitoire, la Lyonnaise sur le plateau de TF1 jeudi soir. Il n'est pas certain que Nadia Vallaud-Belkacem soit une bonne cible pour l'UMP. Elle semble talentueuse pour répondre aux polémiques. Si elle se montre capable de résister aux critiques elle justifiera le jugement de François Hollande qui la décrit comme : «  comme une ambitieuse qui aime réussir, sans arrogance, sans écraser personne ».  

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